carnet de voyages dans les iles de la désolation. 1 an au milieu de l'océan entre terre, ciel et mer...
dimanche 5 octobre 2014
vendredi 19 septembre 2014
Winter is leaving ! Comme dirait l’autre…
L’OP2 est venue, a vu, et est repartu.
Reprenant
tous nos militaires (sauf 2) et nous laissant une nouvelle cuvée KER65 qui
promet de bons moments. En 5 jours (de mauvais temps évidemment), tout le fret
logistique a été effectué, les passations de chacun ont eu largement le temps
de se faire dans de bonnes conditions. Nous avons également récupéré notre
chaland adoré … en mauvais état. Donc première mauvaise nouvelle, les sorties
chaland prévues juste après l’OP ne pourront pas se faire, il faudra patienter
un bon mois.
C’est également pour nous l’occasion d’accueillir de
nouveaux scientifiques : les popeleph qui viennent pour étudier les éleph
lors de leur naissance puis les femelles lorsqu’elles repartent en mer. Nous
avons également 2 personnes supplémentaires de la Resnat pour l’étude et la
régulation des espèces introduites, et la biosécurité. Les temps évoluent, les
règles et méthodes aussi. Il faudra maintenant nettoyer et astiquer à fond les
scratchs, semelles, poches de nos affaires au départ de chaque manip afin de
contaminer au minimum les différents sites.
C’est également l’occasion de recevoir quelques colis et quelques lettres.
Après 6 mois de silence, je lis avec plaisir tous
vos mots, et un grand merci pour les mets raffinés que je mangerai (ou boirai)
en pensant à vous. J’ai également reçu mon nouvel appareil photo que je teste
avec plaisir sous les bons conseils de Greg (pixophil.com).
Nous avons d’ailleurs de la chance, ces derniers jours, 2
fortes éruptions solaires sont émises en direction de la terre entrainant une
très forte activité électromagnétique et donc des aurores australes.
Malheureusement la lune est pleine et sa luminosité empêche d’apprécier
pleinement l’aurore. C’est tout de même l’occasion pour moi de tester mon
appareil et de faire mes toutes premières photos d’aurores.
Le chaland étant en maintenance,
les manip sur
la péninsule courbet ont été faites cet hiver, nous sommes donc voués à rester
sur base un petit moment. Evidemment, les jambes nous démangent et celles de nos
arrivants aussi. Ils ont soif de découvrir au plus vite les beautés de cet
archipel. J’ai donc organisé une petite sortie rando à la journée pour aller
voir la grande cascade. Vous souvenez-vous en ? C’était ma toute première
sortie de la base, la balade du dimanche. Bien sûr, à l’époque (en novembre
dernier), ce n’était pas loin de l’été et
il faisait relativement beau. Ce coup ci, on est encore en hiver, la neige
tapisse tout le trajet, et plâtre toutes les parois de la cascade. Un cratère
de neige remplace la vasque d’eau. Le paysage est totalement différent et la
météo est avec nous. C’est le pied, nous avons bien choisi notre journée. Je
suis accompagné d’Aurélie, popmousse agent de la réserve et d’Yves notre
nouveau Disker qui découvre les joies des transits dans les cailloux et les souilles
et qui s’en sort parfaitement bien. Nous rentrons après 6h de marche des belles
images plein la tête pour rejoindre tous ces gens qui ne demandent qu’à faire
connaissance.
jeudi 4 septembre 2014
Les héros de l’ordinaire
L’hivernage est terminé,
Ce soir le Marion Dufresne se présentera dans le golf du
Morbihan face à la base Port aux Français. C’est l’OP2, un peu plus de 5 mois
après l’OP1, elle marque la fin de notre hivernage. Pendant exactement 166
jours, nous sommes restés à 44 personnes sur une ile grande comme la Corse.
Ce n’est évidement pas le même hivernage que ceux
d’Antarctique car nous avons eu la visite de nombreux bateaux : Guy, le
voileux qui fait son tour du monde, l’Albatros, navire contrôleur de pêche,
l’ile de la Réunion, navire de pêche… Nous avons même notre bibou qui a quitté
le navire en route pour s’échouer sur l’ile de la Possession à Crozet. Nous ne
sommes donc pas totalement coupés du monde.
Ce n’est pas non plus le même hivernage que ceux de
l’Arctique qui sont dans la nuit permanente l’hiver. Mais nous avons pu
observer un bon nombre d’aurores australes très actives. La météo n’est pas non plus celle des héros polaires mais le vent fort, le froid permanent se fait tout de
même sentir. Et si nous aimons aller en cabane, titiller dame nature, et se
sentir vivant lorsqu’il faut sortir du duvet le matin, c’est parce que nous
savons qu’à quelques kilomètres, nous avons une base tout confort où nous
pourrons nous réfugier le temps de se remettre de nos émotions et d’avoir envie
de repartir.
Cette base est gérée par les militaires.
Ce sont eux ces héros de l’ordinaire,
qui malgré la météo,
la disponibilité de matériel limitée, arrivent à vous faire fonctionner une
centrale électrique avec 3 coups de clé à mollette et une bonne dose
d’ingéniosité. Ce sont eux qui arrivent à maintenir en état des véhicules qui
subissent de plein fouet les intempéries et qui vous sortent un tracteur pris
dans les glaces d’une rivière avec 3 pelles, un tournevis, un câble et un autre
tracteur. Qui enchainent 4 à 5 sorties par semaines d’une dizaine d’heures chacune
pour faire le tour du golf et déposer les manipeurs à bon port ou encore, qui
vous bricolent une antenne pour pallier à la panne d’un relais inaccessible.
Bref, à seulement 16 personnes, ils arrivent à faire tourner des installations pour une ville en
autonomie complète, et ce dans un milieu isolé.
Ce sont eux que le Marion vient chercher
pour les ramener à la vie moderne, ou sur d’autres théâtres
d’opérations moins sympas que Kerguelen. En effet, cette OP2 est l’OP de la
relève des militaires. Cela fait maintenant un an qu’ils sont arrivés et il est
temps de laisser la place. Avec eux partent également le Disker, les cuisines,
les Réunionnais, le service météo, et un personnel du Cnes. Sur les 45
hivernants, nous ne sommes que 16 à rester. C’est donc cette OP qui marque la
fin de la mission 64 et le début de la mission 65. C’est l’occasion de remettre
toutes les tensions à zéro, de repartir sur une base saine. Il va falloir accueillir
les nouveaux, les aider pour la prise de leurs fonctions et être présent pour
pouvoir répondre à leurs questions et interrogations. Leur faire découvrir
notre monde, notre mode de fonctionnement et faire en sorte que tout roule
lorsque, nous aussi, nous aurons à passer la main à la nouvelle génération.
Bref, en cette veille d’OP, je rends hommage à ces héros de
l’ordinaire qui ont su nous accueillir avec chaleur et simplicité. Qui nous ont
ouvert les portes pour nous faire découvrir leur monde et leur fonctionnement
et qui repartent maintenant voguer vers de nouvelles aventures. Bon vent et
bonne mer !
Prise de pouvoir à la météo
Ca y est c’est la rébellion, l’anarchie, la météo n’est
plus, vive la météo !
Une étape supplémentaire est franchie vers la réduction des
effectifs sur base. Jusque là, le service Météo France comportait 3
personnes : un chef météo, un prévisionniste et un technicien/électronicien.
Ils se relayaient pour faire chaque jour les observations ou tours d’horizon
aux heures fixes de 5h, 10h, 12h, 14h, et 17h, faire le lâcher de ballon
quotidien à 00h ou 12h en temps universel, ce qui correspond à 16h chez nous.
Ils font également les prévisions météo qui nous seront ensuite transmises à la
vacation radio de 17h30. Et ce, 7 jours sur 7 et 365 jours par an.
Cela n’est plus. A compter du 1er septembre
dernier, le service météo France n’est plus composé que d’un membre, qui
effectue les observations de 10, 12 et 14 h, fait les prévisions pendant la semaine
mais pas les weekends. Mais comment faire pour que les lâchers de ballons
puissent être réalisés tous les jours à 16h même le weekend ? Les vats
bien sur ! Ces petites créatures pas chères et efficaces qui ont déjà des
impératifs journaliers. C’est ainsi que moi et mes 2 compères de géophy nous
retrouvons opérateurs de radio sondage. A partir du 1er septembre
dernier, nous sommes en charge des lâchers de ballons météo. Cela consiste à
préparer le matériel, calibrer la sonde, gonfler le ballon à l’hélium puis
lorsque tout est prêt, lâcher l’ensemble. Ce n’est pas sorcier ni même très
technique, en revanche, cela nous permet et même nous incite à nous intéresser
de plus près à la météo, de savoir décrypter les nuages, les nommer, enfin à
comprendre le fonctionnement de l’atmosphère. Voila donc 2 mois que nous nous
formons, que nous posons des questions sur l’apparition de tel ou tel nuage, sur
le système dépressionnaire qui nous arrive dessus, sur l’anomalie
anticyclonique qui a fait qu’on a eu des records de froid en août…
C’est également une formidable opportunité pour moi, qui
aime tant les activités en montagne mais qui peuvent s’avérer dangereuses en
fonction de la météo. Didier, le chef météo est passionné d’alpinisme et il pu
répondre à la plupart de mes questions et interrogations.
Bref, j’apprends tous les jours quelque chose de
nouveau.Quand on n’a pas de tête, on a des jambes.
Merci Matthieu pour ces sages paroles, j’ai pu vérifier ce
dicton ce mois ci. En effet, suite aux problèmes sur le relais 27, nous avions
décidé que, par mesure de sécurité, nous prendrions le téléphone satellite
lorsque nous faisions une manip à pointe Suzanne. En tant que chef de manip et
responsable du téléphone satellite IPEV, j’ai bien évidement pris le téléphone
avec moi lorsqu’au début du mois d’août, j’ai fait ma manip logistique à pointe
Suzanne; (ne cherchez pas, je n’ai pas fait d’article là-dessus, my bad !).
Et en gros, étourdi que je suis, je l’ai oublié dans la cabane de pointe
Suzanne, bah, vous savez, là, sur la petite étagère, bien rangé pour ne pas
gêner ni encombrer. Tellement bien rangé qu’on ne le voit pas lorsqu’on fait un
dernier tour des piaules pour voir si on n’oublie rien.
Comme par hasard, je m’en rends compte une semaine plus tard
lorsque je fais mon sac pour ma prochaine manip, le tour courbet log là où j’ai
également besoin de ce petit objet.
-
« Bon, qu’est ce qu’on fait ?
-
Bah, va falloir aller le chercher.
-
Oui, mais quand ça ? on part demain, et on
en a besoin demain.
-
Bah il est 11h, si on part maintenant et qu’on
rentre demain matin tôt, on peut le faire.
-
Bah aller! go !
- …
- << Euuuuh les gars, sinon moi, je peux vous prêter
le mien, » nous propose Yves l’ornitho Réserve Naturelle.
N’empêche, il faudra bien aller le chercher un jour, on en a
besoin et aucune manip n’est prévue à pointe Suzanne avant un bon bout de
temps.
Finalement, j’emprunterai le téléphone satellite d’Yves le
temps de ma manip. A mon retour, le problème reste le même, il faut aller le
chercher. L’OP approche, les moyens de secours sont momentanément indisponibles
(voir prochain article), j’ai le feu vert pour y aller sur la journée. Vincent
météo est prêt à tenter l’aventure avec moi.
Donc, c’est parti! Il est 7h, nous avons une belle journée
devant nous. La météo catastrophique de la semaine précédente n’est qu’un
souvenir, on enregistre un bon zéro nœud de vent et peu de nuages. On a choisi
la bonne journée pour y aller. Au bout de 2h, il fait même suffisamment chaud
pour faire tomber la veste et marcher en t-shirt. 4 heures et 20 kilomètres
plus tard, nous arrivons à la cabane, nous faisons une pause pour manger et
savourer une petite bière, sur la terrasse, au soleil. Puis, nous repartons, sans
oublier le téléphone dans le sac. Un petit détour pour admirer le paysage et
faire quelques photos et nous voilà de retour 4 heures et 20 autres kilomètres
plus tard. Quelques ampoules pour Vincent et plein de belles images en tête
pour nous 2.
Quand on n’a pas de tête, on a des jambes!
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| Cormorans en train de prendre des brindilles pour leur nid |
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| Vincent météo |
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| Vincent météo |
![]() |
| Presqu'île Ronarch |
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| Mont Ross |
lundi 1 septembre 2014
Résultats du Festival du film de l’antarctique
Cette année encore ça a été serré, on a pu voir des films de
très bonne qualité, des scénarios loufoques, débiles et j’en passe. De jolies images (Georgie du sud), de belles idées (Syowa), de belles musiques, de
l’humour (Birds island). Et à la fin, Kerguelen est bien récompensé. Sans
attendre, voici le palmarès de cette année :
Dans la catégorie OPEN :
Best Film
1st: Fantasmes – Dumont d’Urville
2nd Magic Cube – Kerguelen
3rd The Island – King Edward Point
Best Acting
1st: Fantasmes – Dumont d’Urville
2nd Magic Cube – Kerguelen
3rd Wals TV Outtakes – Davis Station
Cinematography
1st Magic Cube – Kerguelen
2nd The Island – King Edward Point
3rd Fantasmes – Dumont d’Urville
Screenplay
1st: Fantasmes – Dumont d’Urville
2nd Magic Cube – Kerguelen
3rd The Island – King Edward Point
Dans la catégorie du 48 h :
Best Film
1st Wals TV – Davis
2nd LOTR The Missing Scenes – Bird
Island
3rd Dreamwatcher – Kerguelen
Best Acting
1st LOTR The Missing Scenes – Bird
Island
2nd A Guide to Passing…. – Amundsen
Scott South Pole
3rd Wals TV – Davis
Cinematography
1st The Last Ornithologist -
Amsterdam Island
2nd Dreamwatcher – Kerguelen
3rd ssing Scenes –
Bird Island
Screenplay - TIE
1st A Guide to Passing… - Amundsen
Scott South Pole
1st Wals TV – Davis
3rd Syowa Station Symphony – Syowa
Use of the Elements
1st Wal Footrot in Antarctica –
Dumont d’Urville
2nd Dreamwatcher – Kerguelen
3rd Wals TV - Davis
Tour Courbet log - partie 2
Nous voici donc rendus à Ratmanoff,
où on retrouve avec plaisir Greg, Solène, Camille et Fabien.
Cela fait maintenant 8 jours que Flo, Elie et moi sommes partis de PAF. Je dois
rester 2 jours puis rentrer avec Solène, Camille et Fabien alors que Flo, Elie
et Greg resteront un peu plus longtemps pour faire les manip ornithos. Le
premier jour, nous nous levons sous la neige, les grains se succèdent toute la
journée, ne laissant que de faibles fenêtres permettant une sortie.
Le second jour est plus calme,
dès le matin, nous nous levons pour aller faire la manip
cerf volant. Cela consiste à déployer un grand cerf volant en delta auquel on
accroche un appareil photo qui se déclenche automatiquement toutes les 5
secondes et de faire passer ça au dessus de la colonie pour pouvoir dénombrer la
population de poussins. C’est une manip difficile, car c’est la première année que
c’est en test. Toute la difficulté consiste à saisir la bonne fenêtre météo
pour que le cerf volant puisse porter l’appareil sans craindre de l’écraser au
milieu de la colonie mais pas trop pour ne pas casser le fil et perdre
l’appareil et le cerf volant. Vous
comprendrez que ce sont des conditions bien exigeantes pour les Kerguelen en hiver.
Nous sortons donc le matériel et lançons le cerf volant. Il faut le placer
assez haut pour qu’il ne gène pas les manchots, nous mettons donc 200m de fil et
plaçons l’appareil photo à environ 150m. Jusque là tout va bien, nous avons 45
min devant nous avant le prochain grain que nous voyons arriver au loin. Nous
longeons la colonie sur toute sa longueur (1,5 km environ). Arrivés au bout,
nous voulons faire le retour un peu plus haut mais le vent forcit et le cerf
volant commence à tirer, à faire du bruit et à effrayer les manchots. Nous nous
dépêchons donc de l’affaler, et finissons tout juste au bon moment après une
petite frayeur lorsque l’âme du fil est mise à nue par les échauffements.
On enchaine alors sur la manip
de suivi des poussins de manchots. Vous vous rappelez, ceux
que nous avons équipé en avril sur le tour courbet avec bibou ? Et bien
nous les recapturons tous les mois pour les repeser. Il fait froid, malgré mes
3 polaires. On ne peut pas rester inactif très longtemps. Il fait -5°C avec
20-25 nœuds ce qui fait une température ressentie de -15°C environ, alors nous
nous relayons pour les attraper ce qui nous réchauffe un peu. On avance vite
avec 2 personnes qui les attrapent et un troisième qui suit, pèse et note. Les
poussins ont petit à petit développé des techniques pour échapper à nos perches
ce qui nous rend la tâche un petit peu plus difficile et qui, malheureusement, nous oblige à mettre un peu plus de désordre dans la colonie. C’est d’ailleurs
ce qui nous arrête rapidement, le mauvais temps revenant, nous devons laisser
les poussins se réorganiser en crèches.
Finalement les photos du matin ne sont pas assez précises et
trop surexposées à cause de la neige pour pouvoir distinguer le nombre de
poussins. Nous saisissons une 2ème fenêtre météo en fin de journée.
Les photos sont meilleures mais malheureusement, la luminosité décline
rapidement et nous empêche de terminer et de prendre la colonie en entier.
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En pleine tempête |
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![]() |
La colonie |
Le lendemain
est le jour où je devais
partir vers Morne. Malheureusement, la météo est mauvaise. C’est même un
euphémisme; il y a 50 nd de vent, de la neige en continue, des congères se
forment tout autour de la cabane, dans la colonie, les manchots sont perdus,
déstabilisés, ils n’ont pas le réflexe de leurs compatriotes en Antarctique, de se
mettre en tortue compacte pour se protéger. Des groupes se forment mais il y a
encore beaucoup d’individus qui courent dans tous les sens. Une dizaine de
poussins viennent même trouver refuge sur la terrasse de la cabane. Une congère
monte jusqu’au toit et j’aperçois un cours instant 2 poussins en train
d’essayer de monter sur le toit avant qu’ils ne dégringolent par où ils sont
venus. Dans ces conditions, pas question de faire un transit, nous restons
donc à Ratmanoff un jour de plus et en profitons pour nous éclater dans la
neige et faire des igloos, boire des chocolats chauds et du thé et manger.
Enfin, le jour suivant,
le temps s’est calmé et nous permet de partir pour Morne où
nous retrouvons la porte coincée par une congère d’un mètre de haut et 3 m de
long. J’empoigne donc la pelle et c’est parti pour un petit déneigement avant
de pouvoir se mettre à l’aise dans la cabane.
Un dernier transit, sur un sol complètement gelé, 3 rivières
totalement figées, une épaisseur de glace de 20cm, du jamais vu, et nous
arrivons enfin à PAF après un périple de 200km et 13 jours. Une bonne douche ne
fera pas de mal…
![]() |
| Morne sous la neige |
![]() |
| Pas facile de rentrer à Morne |
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