mardi 18 mars 2014

Verte, la der des ïles!

Mercredi 12 mars, 7h, j’embarque sur le chaland direction l’ile Verte. 1h40 de navigation plus tard, 3-4 dauphins aperçus et une bonne vague sur le coin de la figure plus tard, nous voilà arrivés. Je serai en compagnie de Julie et Camille, notre mission (nous l’avons acceptée), est de baguer les poussins de prions de la desolata. J’ai également 2 ou 3 choses à faire pour la logistique. En effet, l’OP1 arrive et le chaland part avec le Marion. Nous allons donc nous retrouver sans moyens nautiques et donc impossible pour nous d’aller dans les cabanes des iles avant septembre prochain. Je dois donc préparer la cabane de Verte à passer l’hiver sans visiteurs. Vider la cuve d’eau (pour pas que ça gèle), enlever tout ce qui pourrait attirer les souris, fermer le gaz et arrimer les bouteilles, couper le panneau solaire, faire l’inventaire des denrées qui restent, nettoyer le filtre à eau…
La manip est terminée en très peu de temps. Nous avons bagué 21 poussins et dès le lendemain nous sommes prêts pour être récupérés  mais la météo est mauvaise pour le chaland. 40 nœuds de vent, 55-60 en rafale, le chaland reste à quai. En revanche, le soleil est revenu. Nous passons donc notre vendredi allongés au chaud dans les duvets, sur la terrasse au soleil avec la presqu’il Ronarc’h sous les yeux. Le tout accompagné de foie gras, de crêpes, de bagels, de pain, d’houmous maison, de gâteaux, de cookies … Allons nous être récupérés demain ? On n’est pas pressés !












Le lendemain matin, ça souffle ! J’appelle le BCR (responsable télécommunications) le chaland est bien parti à l’heure. A 12h10, nous le voyons arriver, toujours fidèle au rendez vous. Nous embarquons tout notre matériel puis sautons sur le pont. Nous retrouvons quasiment tout le monde. C’est un jour de retour de manip, c’est également l’avant dernière sortie chaland de l’été. Dès que nous quittons l’abri des iles pour traverser le golf du Morbihan, nous nous exposons au vent et à la forte houle. Je n’ai jamais vu le chaland dans de telles conditions, des creux de plus d’un mètre, un vent à plus de 30 nœuds établis, de fortes rafales. Et un dauphin qui nous suit en sautant allègrement. Des pétrels à menton blanc se jouent du vent alors qu’un ornitho s’agrippe au montant de la porte et serre les dents, le mal de mer le rattrape. Ca tangue, ça roule, ça mouille le pont et ça passe par-dessus la cabine ce qui fait que même à l’arrière, protégé du vent, on prend les embruns. Le moment est épique mais inoubliable, je suis dans mon élément, c’est CA les Kerguelen.



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