mardi 11 mars 2014

Pointe Suzanne en tracteur


Samedi matin, Il est 7h, PAF s’éveille. Bout de bois, grand pierre et moi nous retrouvons à tiker pour le petit déj. Le départ est prévu pour 8h, nous avons encore du matériel à charger et à sangler.
7h55, tout est prêt, nous pouvons partir. D’abord la route 66 puis la piste qui mène au wouf (le gros feu pour tout le bois encombrant) et enfin nous quittons la piste pour le chemin tracteur qui mène à pointe Suzanne. Le chemin est bon et on peut rouler à vive allure (15 km/h en pointe). Peu de temps après, nous arrivons sur le bord de plage. Le bruit du tracteur fait s’envoler tous les cracous. N’ayant pas de vent aujourd’hui, ils ont beaucoup de mal à décoller et on peut les voir courir sur l’eau sur une centaine de mètres avant d’abandonner le décollage.
Après une heure de chemin et un petit passage sur la plage (où ça roule mieux… quand c’est marée basse) nous arrivons au pied du plateau de pointe Suzanne. Nous commençons à monter et c’est là que le chemin devient invivable pour les passagers. J’enfile mon short et mes chaussures de trail et je commence à trottiner devant le tracteur. A l’arrière dans la remorque, grand pierre a déjà plus de mal à dormir. Finalement, pas besoin de courir, j’arrive à suivre le tracteur en marchant. Les cailloux et le faible chargement de la remorque rendent difficile la progression. Nous y allons doucement pour ne rien abimer ni casser.

Nous arrivons enfin à Suzanne les hauts : fin de la route tracteur. L’équipe écobiotte est là et prélève des araignées. Après avoir rempli la cuve, nous les aidons à remplir leur quota de 100 individus prélevés. Nous mangeons puis déchargeons le tracteur. Nous avons 3 bouteilles de gaz à descendre et un groupe électrogène plus nos 3 sacs. Les filles ont un sac pour 3.  Elles nous prennent 2 de nos sac, Bout de bois, met son sac par-dessus sa bouteille de gaz, grand pierre et moi prenons le groupe électrogène à la main. La folle équipée entame la descente vers Suzanne les bas. 20 min plus tard, après quelques chutes dans les trous invisibles sous la végétation et quelques slaloms entre les otaries, nous arrivons à la cabane de Suzanne les bas. 4 caisses bois disposées en demi-cercle autour d’une belle terrasse, le tout tourné vers la mer, la cabane est accueillante. Pas de temps à perdre, nous avons du travail : transvaser l’eau d’une cuve vers l’autre, déplacer et remonter la cage grillagée qui va servir à l’héliportage du matériel, vider les touques, faire le tri dans les boites de conserves, coliser les colis et touques qui repartiront par l’hélicoptère, faire le tour de la cabane et noter les travaux à réaliser… la nuit tombe alors qu’on achève notre travail.
La soirée en compagnie des ecobiottes et d’Antoine et Maurice est fort sympathique. Le rougaille saucisse au menu fait bien plaisir même s’ils en ont déjà fait la veille.
Le lendemain, on range tout. On nettoie. On jette. Tout est rechargé sur les sacs à dos. Bout de bois réitère la pyramide de sacs, on ne le voit plus sous ce tas énorme. Un dernier tour pour s’assurer que tout est en ordre, et qu’aucune surprise ne viendra nous compliquer la mission hélico de l’OP.

La remontée est rude et le temps ne nous aide pas : pluie et vent dans la figure, suivi d’un bon brouillard. Nous chargeons rapidement le tracteur avec tout le matériel entreposé à Suzanne haut. Les 5 manipeurs remontent dans le tracteur, grand pierre se met au volant, Bout de bois et moi courons/marchons derrière. Peu à peu le soleil se lève, nous tombons gore tex puis sweet et nous retrouvons en t-shirt par un magnifique soleil à marcher tranquillement derrière le tracteur. Les passagers nous rejoignent et nous marchons tous dans les traces du John deer. Arrivés à la fin du plateau, tout le monde remonte car la piste est plus roulante et on peut avancer plus vite. Nous arrivons finalement vers 13h, déchargeons et finissons par un repas au L2 pour ponctuer cette belle manip. Merci à tous !

















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