Aujourd’hui je suis manipeur pour le programme Subanteco qui
étudie les plantes et petites bêtes de Kerguelen. Les deux Vats qui ont en
charge ce programme doivent également récupérer régulièrement les données de 3
stations météo sur Ker dont une qui se trouve sur les pentes menant au mont
Croziet, plus haut sommet de la péninsule Courbet. Du haut de ses 979m, il
surplombe la vallée de Studer où se trouve une cabane. Le mois dernier, Camille
(la subantecote) était allée relever les données de la station météo et avait
fait face à un problème malheureusement commun de nos jours : la station
automatisée ne voulait plus communiquer avec l’ordinateur.
Je pars donc en tant qu’accompagnateur d’Antoine, notre vat
instrum (électronicien de formation) et dont le rôle est entre autre de fournir
un support aux différents programmes scientifiques. Il a donc pour mission de
faire fonctionner la station météo. Pour compléter la bande, Bout de bois nous
accompagne. La manip durera 2 jours, une nuit sur place.
On part donc le samedi matin, direction la cabane Studer.
Après un long plat d’environ 1h30 de marche, nous arrivons à la cabane Jacky
qui marque l’entrée de la vallée de Studer. Après une rapide pause, nous nous
engageons dans la vallée… humide. En effet, la rivière du sud qui prend sa
source dans le lac aux truites de Studer descend la vallée et la rend très
humide. Nous nous battons donc ave les souilles … non ça passe mieux par là …
ah bah non en fait, j’en ai jusqu’aux genoux. A ce jeu là mes chaussures sont
rapidement trempées (en même temps, un
trou de 5 cm n’aide pas à l’étanchéité…). En revanche, depuis le départ, le
temps est correct, très peu de vent et un peu de soleil ce qui fait qu’on est
en T-shirt, et on a même mis la crème solaire !
Après 2h, nous arrivons à la cabane près du lac. L’endroit
est magnifique, calme, enfin des montagnes, fini le plat. Nous mangeons
rapidement puis nous nous préparons à monter voir la station. La météo annoncée
pour le lendemain n’est pas très bonne donc autant faire le travail tout de
suite. La station est à environ 1h de marche d’après ce qu’on nous a dit. Nous
avons le point GPS et une carte. Nous attaquons la montée Dré dans
l’pentu en pensant exploser le record de l’heure. Finalement ça s’annonce
plus long que prévu, il y a 500 à 600m de dénivelé positif et 4 km à parcourir.
Nous y arrivons en 1h30. Depuis le départ le sommet du Croziet est dans la
brume, ce n’est pas cette fois ci qu’on pourra le faire. En plus la pluie nous
accueille à l’arrivée sur la station, le brouillard descend doucement le long des
pentes. Antoine sort les ordis, ouvre la station et commence la manip. Après
avoir tout essayé, rien ne marche. Tant pis, on reviendra pour démonter et
farfouiller à l’intérieur, là on risque de faire plus de dégâts qu’autre chose.
La descente est sportive, et avec le brouillard qui nous poursuit, nous nous
dépêchons de rentrer à la cabane.
Une fois arrivés, tout trempés, nous nous installons, et
commençons le repas. Bout de bois a amené un bloc de foie gras et une bonne
bouteille de vin blanc. On ne se refuse rien ! A la vac du soir, nous
arrivons à joindre Camille qui est en transit à la cabane de Morne. Elle est
d’accord pour qu’on démonte la station et qu’on la ramène à PAF pour la réparer
dans de meilleures conditions.
Dimanche donc, rebelote, nous montons le matin, arrivés en
haut, le brouillard nous accueille comme la veille mais la pluie nous laisse
tranquille. Une fois la station démontée et mise dans le sac, nous commençons à
redescendre, impossible de faire le sommet aujourd’hui, le brouillard
l’entoure, il me faudra revenir ! Vu qu’on a le temps, nous faisons un
petit détour pour longer le haut des barres rocheuses et avoir une vue
plongeante sur la vallée et ses lacs. La vue est extra, 3 albatros fuligineux
planent autour d’une magnifique cascade. Le pied ! De retour à la cabane,
il est 11h30, nous décidons de manger avant de rentrer à PAF. Au menu, confit de
canard et gratin dauphinois. On ne se refuse rien, on a dit.
Le retour se passe bien jusqu’à la cabane Jacky où on a
oublié de traverser la rivière. Nous nous retrouvons avec de l’eau un peu en
dessous de la hanche. De toute façon, moi j’ai les pieds trempés depuis la
veille, et mon pantalon étanche m’évite le pire. Les 2 autres sont complètement
étanches (bottes+ pantalon étanche pour l’un, chaussures de rando + guêtre +
pantalon gore tex pour l’autre).
Nous arrivons enfin à PAF vers 16h. Cette manip était
géniale, super marche, super paysage, super potes, je n’ai qu’une hâte :
repartir. Pas de soucis là-dessus, je reste un jour sur base et je repars mardi
en tracteur pour ravitailler Ratmanoff en vivres et matériel scientifique et y
passer noël.
Joyeux noël à tous !





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C'est Into the wild, il faut traverser la rivière au bon moment.
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